Jeudi 17 juillet 2008
Un soir, deux à trois minutes, j'écoutais Henri Guaino - nègre et conseiller de Nicolas sarkosy- sur FR3. Il commentait le succès de l'Union Pour la Méditerranée. Et la journaliste le félicitait, en prenant cette précaution oratoire "Sans flagornerie..." Mort de rire !

Et je lis cette semaine des propos que Bernard Kouchner aurait tenus lors du conseil des ministres au sujet du discours du Président devant les parlementaires européens. Le Canard Enchaîné rapporte:

"
Monsieur le Président, je dois dire que vous avez été, de loin, le meilleur. Cela fait trente cinq ans (?) que l'on avait pas connu cela..."

Et encore : "Monsieur le Président, j'aurais pu être flagorneur... Mais comme tout ce que j'ai dit est vrai et que je le pense... je ne le suis pas."

On admirera au passage la circularité du raisonnement. Si ces propos sont vrais, je dois confesser avoir encore monté d'un cran l'échelle de l'étonnement. Ce qu'un homme est capable de dire, c'est inouïe. C'est aussi un cas de divorce. A la place de Christine, j'aurais illico jeté ses vestes par la fenêtre. Mais les relations entre la presse et la politique, dans ce pays, tanguent entre l'anesthésie générale et la consanguinité interactive.
Par antonin sisteron - Publié dans : Mediapsycho
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